Recruter en alternance :
Étapes, astuces et financements

Découvrez toutes les étapes et accéder aux liens utiles liés au processus de recrutement d'un alternant. 

Un guide animé et complet

Consultez toutes les étapes, astuces et financements liés au recrutement d'un alternant à l'aide d'une seule infographie ! Elle regroupe tous les liens utiles pour : 

  • Simuler le salaire de votre futur alternant
  • Vérifier la bonne prise en charge de son diplôme à la prise en charge des frais de scolarité par votre OPCO
  • Vérifier l'éligibilité à l'aide pour l'embauche d'un alternant (5 000€)
Obtenir l'infographie animée
Recruter un alternant : Financements
Bon à savoir 💡

👉 Prise en charge

Depuis la loi du 5 septembre 2018 pour "la liberté de choisir son avenir professionnel", les OPérateurs de COmpétences financent les contrats d’apprentissage (selon des niveaux de prise en charge fixés par les branches professionnelles). D'un diplôme à l'autre, le montant pris en charge peut varier. Bien souvent, afin d'éviter toute question d'un éventuel reste à charge, les CFA alignent le prix de leur diplôme au référentiel de prise en charge.

0 milliards

Montant total délivré par les OPCO pour financer l'alternance.

0 milliards

Montant total délivré par l'État français pour les apprentis.

Chiffres concernant l’année 2022 – Source : budget.gouv.fr

Votre entreprise dispose d'un budget formation 🔥

Les OPCO sont bien souvent assimilés à leur rôle concernant l'alternance. Ils sont aussi les interlocuteurs pour bénéficier d'autres financements comme le Plan de Développement des Compétences (PDC). Découvrez le montant de ce financement à l'aide de notre simulateur OPCO financement formation.

👉 Types de financements liés à l'alternance

Outre les frais de scolarité, il existe d'autres financements liés à l'alternance. Vous pouvez retrouver tous les liens utiles pour les calculer dans notre infographie animée. 

Pour la plupart des formations disponibles en alternance, une prise en charge souvent totale est possible par le biais de l'OPCO de son entreprise. Vous pouvez vérifier ce point directement à l'aide du simulateur de votre OPCO (lien disponible dans l'infographie) ou avec le CFA de l'alternant. Lors de la signature de la convention, une section est dédiée à la partie financière, pensez à vérifier que la mention "0€ de reste à charge pour l'entreprise" figure bien. 

L'aide exceptionnelle à l'embauche est une subvention accordée par l'État pour encourager les entreprises à recruter des alternants. Mise en place en 2020, cette aide peut atteindre jusqu'à 5 000 euros. Cette mesure a été conçue pour soutenir les entreprises pendant la crise économique et faciliter l'intégration des jeunes dans le monde professionnel. L'aide est versée durant la première année du contrat. Ne passer pas à côté des démarches nécessaires pour l'obtenir dans votre processus de recrutement d'un alternant !

La prime tutorale est une aide financière destinée aux entreprises. Cette prime vise à reconnaître et compenser le temps et l'engagement du tuteur qui accompagne et forme l'alternant au quotidien. Et oui, pour rendre un alternant le plus autonome et performant possible, il va falloir y consacrer un peu plus de temps. 

L’OPCO peut prendre en charge les frais d'équipements pédagogiques nécessaires à l’exécution de la formation et dans la limite d’un plafond maximal de 500 €. Ces frais doivent être avancés par le CFA qui pourra ainsi obtenir un remboursement de l'OPCO. Pour favoriser l’enseignement à distance, le forfait de premier équipement est généralement utilisé pour l’achat de matériel informatique. 

Dès l'embauche de son premier salarié, qu'il soit alternant ou non, votre entreprise peut accéder à des budgets formation. À travers différents dispositifs, ces budgets sont majoritairement fléchés vers les entreprises de moins de 50 salariés. 

Rencontrez notre équipe pour obtenir un diagnostic des financements disponibles pour votre entreprise. 

fne opco atlas

Pourquoi recruter en alternance ?

Si vous vous lancez dans le processus de recrutement d'une personne en alternance, vous avez déjà bien conscience des avantages que ce type de contrat possède, quelque soit la taille de votre entreprise mais il est toujours bon de le rappeler 😉

  • Formation sur mesure Recruter un alternant permet de former un futur professionnel selon les besoins précis de l'entreprise, ce qui garantit que ses compétences collent parfaitement aux attentes du poste.
  • Motivation et innovation Les alternants arrivent souvent avec une nouvelle vision et une grande motivation. Leur connaissance à jour et leur envie de briller peuvent vraiment booster l'innovation dans l'entreprise.
  • Avantages économiques L'alternance offre plein d'aides et de réductions de charges pour les entreprises, ce qui rend le recrutement d'un alternant très intéressant financièrement.
Illustration de comment trouver mon opco

Recruter en alternance : interlocuteur

Connaître son OPCO

Les OPCO jouent un rôle crucial dans le financement et l'accompagnement des contrats d’alternance. Ils sont chargés de soutenir les entreprises dans l'analyse de leurs besoins en formation, de les aider à monter les dossiers de financement et de garantir la qualité des formations dispensées. Avant de lancer le processus de recrutement, il est important de se rapprocher de son OPCO pour comprendre les dispositifs de financement disponibles, les formations éligibles et les formalités administratives à respecter. Les OPCO offrent souvent des services de conseil et d’accompagnement personnalisés, ce qui peut grandement faciliter la gestion du contrat d'alternance. En collaborant étroitement avec son OPCO, une entreprise peut également bénéficier de l’expertise de ce dernier en matière de ressources humaines et de formation professionnelle. Connaître son OPCO permet donc de maximiser les chances de réussite de l’alternance, tant pour l’entreprise que pour l’alternant, en s’assurant que tous les aspects financiers et administratifs sont bien gérés et en profitant des nombreuses aides disponibles.

Recruter en alternance : profil

Trouver le bon profil

Trouver le bon profil pour un poste en alternance est une étape déterminante du processus de recrutement. Il s’agit de repérer le candidat qui correspond le mieux aux besoins de l’entreprise et qui saura s’intégrer harmonieusement dans son environnement de travail. Pour cela, il est crucial de bien définir le profil recherché en amont : compétences techniques, qualités personnelles, niveau de formation, et motivations pour l’alternance. Une annonce de recrutement claire et détaillée permet d’attirer les bons candidats. Ensuite, il est utile de diversifier les canaux de diffusion de cette annonce : plateformes spécialisées, réseaux sociaux, écoles et centres de formation, etc. Lors des entretiens, il est important de poser des questions ouvertes et spécifiques pour évaluer les compétences et la motivation des candidats. Il peut également être judicieux de mettre en place des tests pratiques ou des mises en situation. Enfin, n’oubliez pas d’impliquer les équipes qui travailleront directement avec l’alternant dans le processus de sélection. Elles auront souvent un avis pertinent sur les aptitudes et le potentiel d’intégration du candidat. En prenant le temps de bien chercher et d’évaluer les profils, on augmente les chances de trouver un alternant qui s’épanouira et apportera une réelle valeur ajoutée à l’entreprise.

illustration accord de subrogation de paiement OPCO
opco ep fne

Recruter en alternance : coût

Calculer le coût pour l'entreprise

Avant de recruter un alternant, il est indispensable de bien calculer le coût que cela représente pour l’entreprise. Contrairement aux idées reçues, embaucher un alternant peut s’avérer avantageux financièrement grâce aux aides et exonérations disponibles. Le coût principal à prendre en compte est la rémunération de l’alternant, qui varie en fonction de son âge et de son niveau de formation. Les alternants bénéficient également de congés payés et l’entreprise doit prendre en charge une partie des frais de formation. Toutefois, les entreprises peuvent bénéficier de plusieurs aides financières : primes à l’embauche, exonérations de charges sociales, aides de l'OPCO pour le financement de la formation, etc. En outre, le recrutement d’un alternant permet d’investir dans la formation d’un futur collaborateur sans supporter immédiatement le coût d’un salaire complet. Il est également important de prendre en compte les coûts indirects, comme le temps de formation et d’intégration, et éventuellement, l’achat de matériel spécifique pour l’alternant. En résumé, calculer le coût d’un alternant permet de préparer un budget réaliste et de s’assurer de la rentabilité de cet investissement pour l’entreprise à moyen et long terme.

Recruter en alternance : démarches

Les démarches administratives

Les démarches administratives liées au recrutement d’un alternant peuvent sembler complexes, mais elles sont essentielles pour assurer la légalité et la bonne gestion du contrat. La première étape consiste à rédiger et signer un contrat d’alternance, qu’il s’agisse d’un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation. Ce contrat doit préciser les missions confiées à l’alternant, sa rémunération, la durée de la formation et les modalités d’évaluation. Il est également nécessaire de déclarer l’embauche auprès de l’OPCO dont dépend l’entreprise, qui validera le contrat et prendra en charge une partie des frais de formation. L’entreprise doit également déclarer l’alternant auprès de l’URSSAF pour l’inscription au régime général de la Sécurité sociale. D’autres formalités peuvent inclure la création d’un plan de formation, la désignation d’un tuteur au sein de l’entreprise, et la mise en place d’un suivi régulier des progrès de l’alternant. Enfin, il est important de bien se renseigner sur les différentes aides disponibles et de suivre les procédures pour en bénéficier. En prenant le temps de bien gérer ces démarches administratives, l’entreprise s’assure de respecter la législation en vigueur et de créer un cadre favorable à la réussite de l’alternance.

améliorer la notoriété d'une entreprise

Recruter en alternance : intégration

L'intégration

L’intégration d’un alternant au sein de l’entreprise est une étape cruciale pour garantir le succès de la collaboration. Une bonne intégration permet à l’alternant de se sentir rapidement à l’aise et opérationnel, et de s’impliquer pleinement dans ses missions. La première étape consiste à préparer l’arrivée de l’alternant en amont : informer les équipes, préparer son poste de travail et planifier un programme d’accueil. Le premier jour, il est important de présenter l’alternant à l’ensemble de l’équipe, de lui expliquer le fonctionnement de l’entreprise, ses missions et ses responsabilités. Il est également utile de lui remettre un livret d’accueil regroupant les informations essentielles. Désigner un tuteur ou un mentor est une pratique recommandée pour accompagner l’alternant dans ses premiers pas, répondre à ses questions et l’aider à monter en compétences. Par ailleurs, il est crucial de planifier des points réguliers pour évaluer les progrès de l’alternant, échanger sur ses difficultés éventuelles et ajuster le programme de formation si nécessaire. Enfin, organiser des moments conviviaux permet de renforcer les liens entre l’alternant et l’équipe. En soignant l’intégration, l’entreprise favorise l’implication et la motivation de l’alternant, ce qui contribue à la réussite de son parcours et à la satisfaction de toutes les parties prenantes.

Nouveau collaborateur

Recruter en alternance : formation

Former son alternant

Former un alternant est un investissement stratégique pour l’entreprise, permettant de développer les compétences spécifiques nécessaires à son activité. Pour que cette formation soit efficace, elle doit être bien planifiée et structurée. La première étape consiste à définir un plan de formation précis, avec des objectifs clairs et des étapes de progression. Ce plan doit être adapté aux besoins de l’entreprise mais aussi aux compétences de l’alternant et à son parcours scolaire. Le tuteur joue un rôle central dans la formation de l’alternant. Il doit être disponible, à l’écoute et capable de transmettre ses connaissances de manière pédagogique. Il est également important de diversifier les méthodes de formation : apprentissage sur le tas, sessions théoriques, ateliers pratiques, e-learning, etc. Par ailleurs, l’alternant doit avoir accès à des outils et des ressources adaptés pour progresser dans son apprentissage. Organiser des évaluations régulières permet de suivre les progrès de l’alternant et d’ajuster la formation en fonction de ses besoins et de ses difficultés. Enfin, il est essentiel de valoriser les réussites de l’alternant et de lui donner des perspectives d’évolution au sein de l’entreprise. En investissant du temps et des ressources dans la formation de son alternant, l’entreprise se dote de compétences sur mesure et favorise l’émergence de futurs collaborateurs performants et engagés.

Vos questions sur le processus de recrutement en alternance

Quelles sont les conditions pour prendre un alternant ?

Pour embaucher un alternant, une entreprise doit d'abord s'assurer qu'elle répond aux critères d'éligibilité requis, ce qui inclut la capacité à fournir une formation pratique adaptée aux objectifs de qualification de l'alternant. Il est essentiel de choisir le type de contrat adapté : un contrat d'apprentissage, généralement destiné aux jeunes de 16 à 29 ans révolus visant un diplôme ou un titre professionnel, ou un contrat de professionnalisation, qui cible à la fois les jeunes de 16 à 25 ans pour compléter leur formation initiale et les demandeurs d'emploi de 26 ans et plus, en vue d'acquérir une qualification professionnelle. L'employeur doit désigner un maître d'apprentissage ou un tuteur responsable de l'encadrement et de la formation de l'alternant. La rémunération de ce dernier est définie selon son âge et son niveau de formation et doit respecter les pourcentages du SMIC établis par la réglementation. De plus, l'alternant doit être inscrit dans un centre de formation adéquat qui gérera l'aspect théorique de son cursus. Enfin, l'entreprise doit s'assurer que toutes les formalités administratives sont respectées, notamment la déclaration du contrat aux organismes compétents et le respect des normes légales, notamment en termes de temps de travail et de conditions de travail.

Qui prend en charge le salaire d'un alternant ?

Le salaire d'un alternant est pris en charge par l'entreprise qui l'emploie. L'entreprise est responsable de verser le salaire de l'alternant chaque mois, conformément aux dispositions contractuelles et aux pourcentages du SMIC ou du salaire minimum conventionnel de la branche, selon ce qui est le plus avantageux pour l'alternant. Ce salaire varie en fonction de l'âge de l'alternant et de son avancement dans le cycle de formation.

En plus de verser directement le salaire, les entreprises bénéficient de diverses aides et incitations financières pour compenser une partie des coûts liés à l'embauche et à la formation des alternants. Ces aides peuvent provenir de l'État ou des régions et varient selon la taille de l'entreprise, l'âge de l'alternant, et le type de contrat (apprentissage ou professionnalisation). En France, par exemple, les entreprises peuvent obtenir des subventions spécifiques, des exemptions de certaines charges sociales, ou encore des primes spécifiques pour l'embauche de jeunes alternants ou de demandeurs d'emploi en reconversion. Ces mécanismes de soutien visent à encourager l'embauche en alternance et à faciliter l'accès à la formation professionnelle.

Quelles sont les obligations de l'employeur dans un contrat d'apprentissage ?

En 2025, un employeur qui recrute en contrat d’apprentissage doit respecter plusieurs obligations légales, administratives et pédagogiques. D’un point de vue administratif, il doit faire enregistrer le contrat via l’OPCO compétent, transmettre la convention de formation signée avec le CFA, et déclarer l’embauche dans la Déclaration Sociale Nominative (DSN) pour activer le versement des aides financières.

Sur le plan pédagogique, l’entreprise doit désigner un maître d’apprentissage chargé d’accompagner l’alternant au quotidien, de favoriser sa montée en compétences et de s’assurer de la cohérence entre les missions confiées et la formation suivie. Le contenu du poste doit donc être directement lié au diplôme ou au titre préparé.

Enfin, l’employeur est tenu de respecter le cadre légal du travail des jeunes : durée hebdomadaire maximale, congés pour examens, protection santé/sécurité renforcée, etc. Il doit également verser un salaire à l’alternant, selon les taux réglementaires en vigueur.

À noter qu’à partir de juillet 2025, une participation forfaitaire de 750 € s’applique pour les contrats visant des formations de niveau Bac+3 et plus, ce qui implique un engagement financier supplémentaire pour l’entreprise.

Quel est le salaire d'un alternant en charge pour l'employeur ?

En 2025, le salaire d’un alternant en contrat d’apprentissage est fixé selon son âge et l’année d’exécution du contrat. Il est exprimé en pourcentage du SMIC brut mensuel, qui est de 1 801,80 € au 1er janvier 2025.

Voici les montants indicatifs :

Moins de 18 ans : entre 486 € et 990 €

De 18 à 20 ans : entre 774 € et 1 207 €

De 21 à 25 ans : entre 954 € et 1 405 €

26 ans et plus : 100 % du SMIC, soit 1 801,80 €

Le salaire est exonéré de cotisations salariales pour les alternants jusqu’à 26 ans, ce qui signifie que le brut correspond presque au net. L’entreprise bénéficie également d’aides à l’embauche, jusqu’à 5 000 € selon sa taille, ce qui réduit considérablement le coût final du contrat.

Ainsi, même si l’entreprise verse directement le salaire, les mécanismes d’aide permettent de limiter l’impact budgétaire. Le recours à l’alternance reste donc accessible même pour les petites structures.

Quels sont les inconvénients de l’alternance ?

L’alternance présente de nombreux avantages, mais aussi quelques contraintes qu’il est important de connaître pour bien s’organiser. Tout d’abord, accueillir un alternant demande un temps d’encadrement, notamment en début de contrat. L’entreprise doit désigner un maître d’apprentissage ou un tuteur, qui devra suivre la progression du jeune, répondre à ses questions et structurer ses missions.

Ensuite, un alternant n’est présent qu’une partie du temps en entreprise : il alterne avec des périodes de formation en CFA. Cela suppose une organisation interne adaptée, capable d’absorber les absences régulières tout en maintenant la continuité des projets.

Un autre point à anticiper est le risque d’interruption de contrat, plus fréquent chez les jeunes en formation (changement de voie, difficultés personnelles, démotivation). Un bon accompagnement en interne réduit ce risque.

Depuis 2025, une participation forfaitaire de 750 € s’applique également pour les formations de niveau Bac+3 et plus, ce qui constitue un coût fixe supplémentaire.

Enfin, certaines démarches administratives (montage du contrat, gestion avec l’OPCO, enregistrement) peuvent être perçues comme chronophages, mais elles sont simplifiées si l’entreprise est accompagnée.

Quelles sont les étapes du processus d'embauche ?

Le processus d'embauche peut varier d'une organisation à l'autre, mais il suit généralement ces étapes clés pour garantir une sélection efficace et appropriée des candidats :

  1. Définition du poste : Avant de commencer le recrutement, l'entreprise doit définir clairement le rôle, y compris les responsabilités du poste, les compétences requises, l'expérience nécessaire, et les qualifications. Cela inclut aussi la définition du salaire et des avantages proposés.
  2. Publication de l'offre d'emploi : L'offre est ensuite publiée sur des plateformes pertinentes, telles que les sites d'emploi, les réseaux sociaux professionnels, et le site web de l'entreprise. Cette étape peut également inclure le recrutement interne ou le recours à des agences de recrutement.
  3. Collecte et tri des candidatures : Les CV et lettres de motivation sont collectés et examinés pour identifier les candidats qui correspondent le mieux aux critères du poste.
  4. Présélection et entretiens téléphoniques : Les candidats sélectionnés sont souvent contactés pour un premier entretien téléphonique ou vidéo pour discuter de leurs compétences et expérience et pour évaluer leur adéquation avec la culture de l'entreprise.
  5. Entretiens en personne : Les candidats retenus après l'entretien initial sont invités à des entretiens en personne avec le responsable du recrutement et, potentiellement, d'autres membres clés de l'équipe ou de la direction. Cela peut se faire en une ou plusieurs étapes, selon la politique de l'entreprise.
  6. Évaluations : Selon le poste, des tests techniques ou psychométriques peuvent être administrés pour évaluer les compétences et la personnalité des candidats par rapport aux exigences du poste.
  7. Vérification des références et antécédents : Avant de faire une offre, l'entreprise vérifie les références professionnelles fournies par le candidat ainsi que ses antécédents, ce qui peut inclure un contrôle du casier judiciaire, des qualifications, et de l'historique d'emploi.
  8. Offre d'emploi : Une fois un candidat choisi, une offre d'emploi est formulée, incluant les détails du salaire, des avantages, et d'autres termes de l'emploi.
  9. Négociation et acceptation : Le candidat a la possibilité de négocier certains aspects de l'offre. Une fois que les deux parties se mettent d'accord, l'offre est acceptée.
  10. Intégration : Le processus d'embauche se termine par une phase d'intégration, durant laquelle le nouvel employé apprend à connaître l'entreprise, sa culture, ses processus, et son personnel. Cette phase est cruciale pour assurer une transition réussie et productive dans le nouvel environnement de travail.

Chaque étape est conçue pour assurer que l'entreprise et le candidat sont bien assortis, non seulement en termes de compétences techniques, mais aussi en ce qui concerne les valeurs et les objectifs professionnels.

Quel est le reste à charge pour une entreprise en alternance ?

En 2025, le reste à charge réel pour une entreprise qui recrute un alternant dépend de plusieurs éléments : le salaire, le prix de sa formation (qui peut nettement varier d'une école à une autre) les exonérations de charges, les aides financières et les éventuelles participations obligatoires.

Le salaire est la principale dépense, mais il est fortement réduit grâce à des aides versées par l’État (jusqu’à 5 000 € pour les entreprises de moins de 250 salariés) et à une exonération quasi totale des charges sociales pour les jeunes de moins de 26 ans. Les frais de formation sont pris en charge directement par l’OPCO, sans coût pour l’entreprise.

Depuis juillet 2025, une nouveauté s’applique : une participation forfaitaire de 750 € est exigée pour chaque contrat d’apprentissage visant un diplôme de niveau Bac+3 ou plus. Cette somme est versée une seule fois à l’OPCO, en complément du financement public.

Ainsi, dans la majorité des cas, notamment pour les formations de niveau Bac à Bac+2, le reste à charge est proche de zéro. Pour les Bac+3 et plus, le coût global reste très limité en comparaison d’un recrutement classique, avec un retour sur investissement rapide si le contrat est bien encadré.

Est-il rentable pour une entreprise de prendre un alternant ?

Recruter un alternant est une démarche rentable pour une entreprise, notamment en 2025 où le cadre fiscal et financier reste très favorable. Grâce aux aides à l’embauche, aux exonérations de charges et à la prise en charge de la formation, le coût réel pour l’employeur est très bas, parfois nul pendant la première année.

Au-delà de l’aspect financier, l’alternance permet de former un futur collaborateur à ses méthodes, outils et culture d’entreprise. C’est un levier stratégique pour anticiper des recrutements et limiter les erreurs d’embauche. Les alternants s’intègrent généralement très bien aux équipes, et une majorité d’entre eux sont recrutés en CDI à la fin de leur contrat.

C’est aussi une opportunité de valoriser la marque employeur, en montrant un engagement dans la formation et la transmission des compétences. Les retours sur investissement sont souvent mesurables dès les premiers mois, à condition d’avoir bien préparé l’accueil, l’encadrement et les missions confiées.

Enfin, les dispositifs de financement actuels sécurisent la démarche, ce qui en fait une solution particulièrement intéressante pour les entreprises de toutes tailles.

Quelle est la différence entre un apprenti et un alternant ?

Le terme “alternant” désigne de manière générale une personne en formation en alternance, c’est-à-dire partageant son temps entre un centre de formation (CFA) et une entreprise. Il peut s’agir de deux types de contrats : le contrat d’apprentissage et le contrat de professionnalisation.

Un apprenti est un alternant recruté dans le cadre d’un contrat d’apprentissage. Ce contrat vise à obtenir un diplôme d’État (CAP, Bac Pro, BTS, Licence, Master, etc.). Il est destiné prioritairement aux jeunes de 16 à 29 ans. L’apprenti bénéficie d’un encadrement réglementé et d’un salaire calculé selon une grille précise, en pourcentage du SMIC selon son âge et son année de formation.

Le contrat de professionnalisation, quant à lui, s’adresse à un public plus large, y compris aux demandeurs d’emploi ou aux adultes en reconversion. Il a pour objectif l’acquisition d’un titre professionnel, d’un certificat ou d’un diplôme non universitaire.

En 2025, seules les aides à l’embauche pour les contrats d’apprentissage sont maintenues. Le contrat de professionnalisation n’ouvre plus droit à une aide financière directe, ce qui rend le contrat d’apprentissage souvent plus intéressant pour les entreprises.